#AMÉLIORER

Améliorer les conditions de travail

Penser la prévention aujourd’hui et imaginer celle de demain : telle est la mission des experts de l’OPPBTP dont l’intensité de la production s’est accélérée en 2019. En s’appuyant sur des travaux d’études et d’observation sur les chantiers, mais également sur les retours d’expérience terrain, ils orientent les positions réglementaires, font évoluer les standards et proposent des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail des professionnels du BTP.

Faits Marquants 2019

#ÉTUDES MÉTIERS  Sur les 12 études métiers programmées en 2019, trois sont en phase de lancement, trois sont entrées en phase d’observation et six sont en commission d’amélioration.

1250
vues

Sorti en octobre 2019, le dossier consacré au
BIM
a été consulté 1 250 fois et téléchargé
820 fois sur PréventionBTP.fr.

#CARTO AMIANTE  Le second rapport Carto Amiante propose 11 fiches pratiques présentant, pour chaque situation de travail, les valeurs de référence et les préconisations associées.

30
comissions

L’OPPBTP a participé à une trentaine
d’instances de normalisation, notamment liées
aux matériels, à l’ergonomie, à la prévention
du risque électrique ou encore aux EPI.

#REX TERRAIN  Les solutions chantier présentant des matériels, équipements et modes opératoires éprouvés sur le terrain comptabilisent 28 000 pages vues sur PréventionBTP.fr.

Améliorer les conditions de travail

Une expertise pluridisciplinaire

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L'association de l'expertise technique de l'OPPBTP et de celle de ses partenaires (services interentreprises de santé au travail, syndicats de métier, etc.) constitue un maillon clé pour aider les entreprises à progresser en prévention. Ainsi les équipes pluridisciplinaires s'appuient sur de nombreuses études et les remontées du terrain pour faire évoluer les normes, les standards, les matériels et les process au profit d’une amélioration des conditions de travail.

Des métiers et des risques à la loupe

Les études : une activité intense

À la demande des organisations professionnelles, les études métiers reposent sur l’observation des opérateurs en situation de travail par différents experts (médecin, ergonome, métrologue, conseiller et ingénieur en prévention). Celles-ci visent, par la proposition de solutions concrètes, à améliorer les conditions des salariés du BTP.
Cette année, trois études étaient en phase d’observation (couvreur, plaquiste, électricien) et six sont arrivées à leur terme (coffreur-bancheur, étancheur, maçon, serrurier-métallier, démolisseur-curage et canalisateur), avec la mise en évidence de points de progrès. Enfin, trois nouvelles études (dallages, maisons à ossature bois, rénovation-gros œuvre) sont en phase de lancement : un comité de pilotage sélectionne, après la signature d’une convention nationale avec les organisations professionnelles concernées, les situations à observer dans les entreprises identifiées auprès des adhérents. Les études expérimentales, quant à elles, mobilisent les ergonomes sur le terrain pour apporter des solutions d’amélioration à l’ensemble du secteur du BTP. En 2019, ils ont travaillé sur l’ergotoxicologie des métiers de la résine, la pose de carrelage de grande dimension, les étirements et les échauffements. Ce dernier sujet a d’ailleurs fait l’objet en 2019 d’un rapport de synthèse démontrant l’impact positif d’exercices en démarrage d’activité.

Zoom Sur

Étude métier Serrurier-métallier

L’étude métier « Serrurier-métallier » menée avec la CAPEB donne des résultats très tangibles au niveau de sa commission d’amélioration. Une campagne de communication destinée aux organisations départementales ainsi qu’aux CFA a été mise en place. Des affiches de sensibilisation rappellent les bonnes pratiques. Ces affiches sont accompagnées de mémos conçus conjointement avec l’IRIS-ST. En parallèle, des études de marché visant à améliorer les produits proposés aux professionnels ont été établies. Il s’agit concrètement d’un guide de choix sur une sélection de protections antibruit en atelier. Enfin, deux cahiers des charges ont été réalisés afin de faire évoluer avec les fabricants les tables de travail aspirantes et l’équipement de transport des pièces volumineuses.

Zoom Sur

Les CACES : un sujet qui intéresse

La thématique des matériels et engins est au cœur des préoccupations des professionnels. Pour preuve, 57 000 requêtes faites par les professionnels sur PréventionBTP En Direct ont traité de ce sujet en 2019. Et plus spécifiquement aux niveaux des CACES qui figurent dans le top des consultations. Ce service d’aide aux professionnels a été très utile à l’heure où six nouvelles recommandations de la Cnam concernant ces certificats devaient entrer en vigueur le 1er janvier 2020.

Des solutions concrètes

Les experts s’engagent auprès des entreprises pour partager des solutions concrètes et innovantes issues d’observations sur chantier et de retours d’expérience du terrain relevés par les conseillers en prévention et certains services de santé. Le résultat, très opérationnel, permet d’enrichir la base des Solutions Chantier : 192 nouvelles solutions ont été produites en 2019. Elles sont disponibles sur PréventionBTP.fr où les internautes peuvent les consulter par métier ou par thème. Elles ont totalisé cette année plus de 28 000 pages vues. La base de solutions « Prévention & Performance » s’est également enrichie de 61 nouveaux cas étudiés.

Cordiste : un métier à haut risque

En 2018, une étude avait été menée sur les conditions de travail des cordistes. Elle avait été réalisée par l’université de Lyon 1, en association avec le Greta Viva 5, l’OPPBTP, le Syndicat français des entreprises de travail en hauteur (SFETH), la fondation Petzl et le CRIS2. Les résultats avaient montré que 38 % d’entre eux étaient victimes de blessures chaque année. L’Organisme a donc participé cette année à la préparation d’une certification intégrant des compétences sur l’usure physique, et participé aux jurys de formation avec le SFETH. Parallèlement, cette collaboration a donné naissance à une plateforme de solutions favorables à de meilleures conditions de travail, renseignée par 8 000 cordistes en activité et disponible sur le site du Syndicat. Enfin, 300 professionnels ont bénéficié de la formation ADAPT Métier Cordiste proposée par l'OPPBTP pour améliorer les conditions de travail.

Amiante et mesures d’empoussièrement

Carto Amiante, lancé en 2014 avec la Direction générale du Travail et l’INRS, vise à mesurer l’empoussièrement amiante sur des chantiers de courte durée. À ce jour, 1 600 entreprises se sont portées volontaires pour prendre la mesure sur quelque 628 chantiers, dont 120 en 2019. Cette accélération a donné lieu à la publication d’un nouveau rapport en avril qui comprend 11 fiches présentant, pour chaque situation de travail, les valeurs de référence et les préconisations associées, consultables sur PréventionBTP.fr.
En 2019, l’OPPBTP a participé au projet « Règles de l’art amiante SS4 dans les bâtiments », né de discussions au sein du Plan recherche et développement amiante (PRDA). Son objectif : standardiser les travaux d’entretien et de maintenance des matériaux contenant de l’amiante sur la base de pratiques reconnues et adaptées. Il résulte de ce projet une série de fiches téléchargeables en octobre 2020 sur le site reglesdelartamiante.fr (site actuellement en construction). Elles sont conçues sous forme de notices illustrées montrant les étapes à suivre pour un niveau d’empoussièrement le plus bas possible techniquement. Elles sont ainsi facilement utilisables par les entreprises dont le personnel est formé en SS4, novices ou non, par les encadrants dans la rédaction des modes opératoires et par les opérateurs sur le terrain.

1600
entreprises

ont participé à l'étude Carto Amiante.

Carto Silice et PMAI

La silice cristalline, classée cancérigène par l’Union européenne, fait également l’objet de travaux d’évaluation et de mesurage sur chantier, avec le projet Carto Silice. Initiés en 2018, les mesurages ont pris leur essor en 2019. Au terme de 72 mesurages (sur 34 chantiers de TP et 38 de bâtiment), 21 situations de travail ont bénéficié d’une première évaluation d’empoussièrement. La mise en œuvre de mesures simples de prévention (travail à l’humide, captation des poussières, port de protections respiratoires) a permis d’assurer des conditions de travail sûres.
L’OPPBTP poursuit la cartographie PMAI (Particules minérales allongées d’intérêt) qui établit une démarche d’analyse et de maîtrise de ce risque. En 2019, deux protocoles expérimentaux de mesurage ont été validés par les organismes scientifiques (BRGM, INRS, Cerema, INERIS, CSTB), les ministères de la Santé, du Travail et de l’Environnement, l’ANSES et un expert indépendant. Une avancée rendue possible grâce à la mise en place de tests interlaboratoires sur chantier et l’élaboration d’un cahier des charges pour déterminer les situations les plus concernées. Le lancement de l’étude exploratoire est prévu en 2020.

Le projet PROPOBOIS

Le risque poussières de bois concerne 369 600 salariés, dont la moitié dans le BTP. Dans le cadre du projet PROPOBOIS, fruit du partenariat entre l’OPPBTP et l'Institut technologique FCBA (forêt, cellulose, bois-construction et ameublement), une journée technique a été organisée en janvier 2019, avec le soutien du Codifab. L’objectif était de présenter de nouvelles pistes d’action qui répondent à l’exigeante réglementation. Parmi les solutions envisagées : une mesure de l’émissivité des machines en temps réel à l’aide de la métrologie (capteur optique). Ce dispositif serait plus simple à mettre en place par les entreprises et plus fiable dans le mesurage.

Risque chimique : des outils plébiscités

L’outil d’analyse du risque chimique EvRC (évaluation des risques chimiques) proposé en ligne par l’OPPBTP a démontré son intérêt avec plus de 4 840 entreprises utilisatrices, 54 740 produits étiquetés enregistrés et plus de 1 500 évaluations du risque chimique débutées sur PréventionBTP.fr, via l’outil monDOCunique. Parallèlement, une mise à jour de la base « Substances chimiques » a été faite en 2019 avec l’ajout de plus de 700 références.

Influer, anticiper, avancer

Mission normalisation

En 2019, l’OPPBTP a pris part à une trentaine de commissions de normalisation, essentiellement dans les domaines des machines, de l’ergonomie, de la prévention du risque électrique et des EPI. Celles-ci rassemblent tous les professionnels (fabricants, experts prévention, utilisateurs, loueurs, prescripteurs, etc.) autour d’une même problématique pour converger ensemble vers des solutions équipements ou matériels qui améliorent les conditions de travail des opérateurs.
Au sein de la commission Afnor/U21, l'Organisme a par exemple contribué à la rédaction de l’amendement A1 de la norme NF C18-510 qui définit les règles de prévention du risque électrique pour les travaux en fouilles. Ces prescriptions ont été formulées à partir des observations chantiers et rédigées avec la réglementation anti-endommagement du ministère de l’Environnement. Autre action : après la publication de la norme EN 458 sur les protecteurs individuels contre le bruit, les experts avaient publié un guide Le Bruit, risques et protections en 2018. Ces premiers travaux ont abouti à la diffusion en 2019 d’un document de normalisation nommé FD S78-100, Guide pour la sélection (choisir, utiliser et entretenir).

« Si les équipements motorisés montent en puissance dans le BTP, ils génèrent aussi des risques mécaniques, électriques, d’émissions, etc. Les partenaires syndicaux et l’OPPBTP ont donc été associés à la révision des textes réglementaires. Une enquête auprès de 150 adhérents a permis de relever les points d’amélioration attendus. Résultat : des notices d’instruction plus accessibles et lisibles. Nous travaillons aussi sur le sujet de l’intelligence artificielle, puisque la machine sera capable demain de prendre des décisions. Enfin, nous avons préconisé cette année d’équiper le parc de camions-bennes de capteurs afin d’apporter aux constructeurs des solutions de contrôle. »

ISABELLE MONNERAIS,

Responsable risque chimique OPPBTP

En quoi le nouveau rapport Carto Amiante diffère-t-il du premier ?

Il se présente sous forme de fiches qui permettent, selon la situation de travail, de saisir les mesures et les processus d’intervention à mettre en œuvre. L’objectif était de le rendre plus accessible aux professionnels et plus facilement applicable lors de leurs interventions. Cette réflexion a été menée en concertation avec les partenaires du projet (DGT et INRS) et avec les organisations professionnelles.

Quels sont les principaux enseignements ?

Sur la base de 310 mesures obtenues grâce à la coopération de 131 entreprises, nous sommes parvenus à détailler 11 situations de travail en 29 étapes. Les valeurs de références ont permis de classer des niveaux d’empoussièrement et d’associer des préconisations. Dix situations sont de niveau 1 et une de niveau 2. Ces résultats sont encourageants pour la profession car on constate qu’il existe des solutions concrètes pour atteindre des niveaux d’empoussièrement minimum.

Quel est l’objectif du projet « Règles de l’art » ?

Grâce à Carto Amiante et aux retours d’expérience des entreprises, nous avons pu établir des standards opérationnels sur les phases de préparation, d’intervention, de repli et de décontamination. Carto Amiante est le premier élément de réponse, le projet « Règles de l’art » va plus loin pour que les entreprises, même non spécialistes de l’amiante, s’approprient les gestes métier partagés et reconnus par l’ensemble de la profession.

VALÉRIE FLIS-PLISSON,

hargée de mission au pôle technique et Professionnel CAPEB

Quelle ampleur la CAPEB donne-t-elle à un projet comme Carto Amiante ?

La CAPEB communique régulièrement sur le sujet, sur notre site internet ou notre intranet. Nous ne manquons jamais une occasion de rappeler à nos adhérents l’importance des bonnes pratiques à mettre en œuvre pour limiter le risque lié aux poussières d’amiante. Et la publication des fiches pratiques sur les interventions en SS4 en est une qui compte !

Que traduisent les résultats du second rapport de l’OPPBTP ?

Ils démontrent qu’en utilisant des moyens de protection collective, la pulvérisation humide ou l’utilisation d’outils manuels, on peut travailler en niveau 1 d’empoussièrement. Les préconisations pour chaque processus sont donc accessibles au plus grand nombre. Les cas de niveau 2 nécessitent en effet des équipements dont la majorité des entreprises artisanales ne disposent pas.

Quels sont les résultats directs observés auprès des adhérents de la CAPEB ?

Carto Amiante offre, pour des interventions relativement courantes, une base de données complète des mesures d’empoussièrement pour mieux estimer le risque de l’intervention. Pour les professionnels, cette campagne présente un double intérêt : ne pas avoir à organiser et financer les mesures d’empoussièrement ; et prendre conscience des enjeux, notamment grâce à la supervision de l’OPPBTP. L’empoussièrement est une notion encore abstraite pour nos adhérents. Ce projet permet de les sensibiliser, de sécuriser leurs interventions et de rassurer les compagnons.

L’expertise juridique de l'OPPBTP

Sur le plan juridique, l’OPPBTP s’attache à faire bénéficier l’ensemble de la profession de son expertise par l’analyse de textes réglementaires et la diffusion de cas pratiques. En 2019, ce sont plus de 43 000 vues sur les pages jurisprudences et 7 000 pages vues sur les contenus réglementaires. Notons également que 33 % des téléchargements du site PréventionBTP.fr portent sur des publications juridiques et réglementaires. L’équipe juridique accompagne l’ensemble des domaines de la Direction Technique et produit des travaux réglementaires, menés principalement avec la Direction générale du travail.

BIM : un atout d’avenir

Le BIM est une source potentielle majeure d’amélioration et de productivité dans la construction, en raccourcissant le cycle de développement des projets, en optimisant les interactions entre systèmes et métiers, en facilitant la programmation opérationnelle. La prévention peut en bénéficier largement, c’est pourquoi l’OPPBTP a publié un manifeste BIM, un outil prometteur pour la prévention pour poser des bases partagées de l’intégration de la prévention dans les maquettes BIM. Ce document, destiné à l’ensemble des acteurs de la construction et signé par l’ensemble de la profession, a été téléchargé plus de 1 500 fois en trois semaines. Il s’accompagne d’un dossier complet et d’une vidéo qui a totalisé 940 vues sur YouTube.

« Grâce aux études menées sur chantiers, nous avons constaté qu’une mauvaise gestion des flux a une incidence forte sur les accidents tels que les chutes de hauteur et de plain-pied. Sécuriser ces flux en prenant en compte les déplacements des hommes, des matériels et des matériaux concourt à la diminution de l’accidentologie du BTP. Et c’est tout l’intérêt du Lean Construction. Avec ces cas concrets, nous avons pu mettre en évidence ses répercussions positives, à condition que les déterminants soient bien respectés. »

LEAN Construction

Né dans les années 1980 aux États-Unis, le LEAN se fonde sur des principes visant à améliorer la qualité de production, à réduire le gaspillage et répondre aux nécessités de délais et de coûts. L’OPPBTP a souhaité mettre en œuvre et observer le déploiement de cette méthode dans le domaine de la construction et apporter sa contribution. Il s’agit d’anticiper, par une étude méthodique, et évolutive, tous les engrenages du chantier dès sa conception. L'objectif est de mettre en adéquation les ressources et les moyens disponibles pour atteindre une qualité maximale. Ainsi, l’attachement à la performance globale, à la sécurité et la préservation des conditions de travail des opérateurs et des encadrants représente le fil conducteur du LEAN Construction.
2019 a été consacrée à l’analyse des résultats observés sur les chantiers, par la FFB Nouvelle-Aquitaine, l’État et la région Nouvelle-Aquitaine. Les enseignements qui tendent à démontrer tout l’intérêt de la mise en place du LEAN sur les chantiers ont été rassemblés dans un guide pédagogique à destination des professionnels.

33%
des documents téléchargés

sur PréventionBTP.fr sont des publications juridiques et réglementaires.

Lutter contre les risques de collision engin/piéton

T2S, Kiloutou et l'OPPBTP ont signé, à l’occasion du salon Batimat, une convention de coopération technique afin de développer une stratégie de réduction du risque de collision engin/piéton et de la rendre accessible au plus grand nombre. Kiloutou propose, en partenariat avec le fabricant T2S, spécialisé dans les équipements de protection haute visibilité, un dispositif dédié : KARE. Basée sur la vigilance partagée, c'est une solution connectée dotée d’alertes bidirectionnelles qui assure sécurité et visibilité. L’engagement conjoint des trois parties constitue un pas supplémentaire dans la démarche de prévention des risques, de diminution des accidents sur chantier et d’amélioration des conditions de travail.

ERWAN BIDAN,

responsable d’opération Méthodes Constructives OPPBTP, référent BIM

2019 a vu la publication des premières réflexions sur l’utilisation du BIM pour la prévention. Quels sont les premiers retours ?

Très positifs ! L’approche prévention du BIM a convaincu l’ensemble des acteurs concernés par la prévention que nous avons rencontrés. Cette année, de nombreuses initiatives ont vu le jour, qui tendent vers la complétude de l’approche BIM prévention pour l’ensemble des métiers.

Quelles fonctionnalités du BIM ont un impact direct sur la prévention ?

Plusieurs composantes BIM sont intéressantes sur le plan de la prévention. Les données contenues dans les objets équipements de travail constituent une aide précieuse pour réaliser les examens d’adéquation. Les fonctionnalités de détection de collisions peuvent être employées pour limiter les travaux pénibles comme la réalisation de réservations à faire après coup, ou bien pour vérifier qu’aucun élément ne viendra interférer dans la zone de travail des équipes d’entretien maintenance. Le BIM permet d’améliorer la qualité des travaux réalisés du premier coup et donc de limiter fortement les reprises, toujours sources d’activités de risques.

Quels sont les travaux que l’OPPBTP va mener en 2020 ?

Nous allons nous attacher à analyser les retours terrains pour évaluer les apports que le BIM offre à la prévention, et à enrichir les données contenues dans les objets BIM.

YVES LAFFOUCRIÈRE,

président du plan BIM 2022

Quels sont, selon vous, les principaux apports du BIM dans l’acte de construire ?

Le BIM intègre la gestion des volumes, des data numériques et des modes de calcul qui contribuent à bien utiliser ces données, pour optimiser la construction de l’ouvrage, puis son exploitation tout au long de son cycle de vie. Il permet de répondre aux évolutions de la réglementation et s’impose comme un outil de prévention incontournable.

En quoi le BIM est-il bénéfique à la prévention des risques dans le BTP ?

En tant qu’outil de modélisation de l’ouvrage et de traitement des informations, le BIM optimise la réalisation, facilite l’exploitation et anticipe les difficultés, comme le montrent les travaux de l’OPPBTP sur le BIM. En amont, se pose toujours la question pour les concepteurs de la qualité, des délais, de la maîtrise des coûts et bien sûr, de la prévention des risques.

Quelles sont les conditions du déploiement du BIM à grande échelle ?

Nous devons progresser sur les questions d’interopérabilité pour arriver à ce que les logiciels utilisés par tous les professionnels (artisans, architectes et préventeurs, etc.) puissent mieux communiquer. La normalisation des outils numériques et la compatibilité du traitement des données sont indispensables pour que les résultats soient les plus efficaces.
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